
La Bastide-l ’Evêque : Point de départ idéal pour explorer les "Plus Beaux Villages de France"
Votre séjour au Presbytère vous place à proximité de cinq villages classés parmi les Plus Beaux Villages de France. Une concentration exceptionnelle en Occitanie ! L'Aveyron en compte 11, la plus forte concentration en France dans le même département. Découvrez notre sélection. Tous sont accessibles en moins d’une heure:
- Villeneuve d'Aveyron (23 km)
- Najac (24 km) | Forteresse royale
- Sauveterre-de-Rouergue (30 km) | Place à arcades & couteaux forgés
- Belcastel (32 km) | Château féerique surplombant l’Aveyron
- Conques (59 km) | Abbatiale Sainte-Foy (UNESCO) & tympan roman Vin de Marcillac
Les cinq joyaux à ne pas manquer autour de La Bastide-l’Évêque
1. Villeneuve d’Aveyron – 23 km
En poussant les portes de Villeneuve d’Aveyron, on plonge dans une histoire millénaire, faite de foi, de voyages et d’échanges. Tout commence au XIᵉ siècle: le village n’est alors qu’une sauveté. Une zone de protection créée par l’Église . Ici, voyageurs et habitants trouvaient refuge sous la " Paix de Dieu ", à une époque où les conflits entre seigneurs rendaient la vie incertaine. Ces sauvetés avaient une double mission : mettre en valeur des terres encore sauvages et offrir un abri aux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. C’est dans ce contexte qu’en 1053, Villeneuve prend forme.
Un peu plus tard, en 1231, le destin du village bascule. Raymond VII, dernier comte de Toulouse, décide d’y fonder une bastide.
En flânant aujourd’hui dans ses ruelles, on peut encore admirer cette organisation typique : la place du marché, les maisons anciennes, et surtout l’église, dont l’architecture raconte à elle seule plusieurs siècles d’histoire. Édifiée à l’origine dans un style roman, l’église Saint-Sépulcre s’est enrichie d’une nef gothique languedocienne, halte spirituelle majeure sur le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Ne manquez pas ses fresques remarquables. Les peintures murales polychromes du début du XIVe siècle, situées dans l’abside nord, forment un cycle iconographique exceptionnel, mêlant pèlerins en marche, la légende du pendu-dépendu et un Christ en majesté entouré du tétramorphe. Les pèlerins, ou « jaquets », sont figurés de manière réaliste : besace, coquille, bourdon… une scène au fort pouvoir évocateur.
Dans la représentation du pendu-dépendu, on voit la séquence dramatique du fils pendu injustement, sauvé miraculeusement par saint Jacques. Les fresques sont considérées comme un unicum en France. En 2024–2025, un dossier a été déposé pour un classement UNESCO des peintures murales en tant que biens immatériels liés aux chemins jacquaires.
La légende du "pendu dépendu"
Parmi les récits merveilleux liés au chemin de Compostelle, celui du "pendu dépendu" reste l’un des plus célèbres.
On raconte qu’un jeune pèlerin, voyageant avec ses parents vers Saint-Jacques, fit halte dans une auberge. La fille de l’aubergiste tenta de le séduire, mais le garçon, très pieux, repoussa ses avances. Vexée, la jeune femme glissa alors en cachette une coupe d’argent dans son sac, l’accusant de vol. Le malheureux fut jugé coupable et condamné à la pendaison.
Les parents poursuivirent malgré tout leur pèlerinage. À leur retour, ils découvrirent avec effroi ( et soulagement ) leur fils toujours suspendu au gibet… mais vivant ! Selon la légende, c’est saint Jacques lui-même qui l’aurait soutenu durant tout ce temps.
Aussitôt, les parents coururent prévenir le juge. Mais celui-ci, attablé devant un coq rôti, leur répondit avec dérision que si leur fils est vivant, le coq rôti qu’il s’apprête à manger, chantera. À peine eut-il prononcé ces mots que l’animal, miraculeusement, se mit à chanter. Bouleversé, le juge se précipita pour libérer l’innocent… tandis que la perfide aubergiste, elle, fut pendue à son tour.
Villeneuve d’Aveyron conserve encore de précieux témoins de son passé médiéval. Sur les quatre tours-portes d’origine, deux sont parvenues jusqu’à nous dans un état remarquable : la tour Soubirane et la tour Cardalhac (aussi appelée tour Savignac). La tour-porte Soubirane, ou "Porte-Haute", impressionne par sa robustesse : trois étages, deux herses, et une histoire qui remonte au XIVᵉ siècle. Elle servit même un temps de prison. Elle accueille des expositions, La tour Cardalhac, bâtie au XVᵉ siècle, combine quant à elle solidité militaire et raffinement architectural, offrant un bel exemple d’élégance défensive.
Mais Villeneuve ne se limite pas à son héritage médiéval : le village vit aussi au rythme de la culture. Impossible de manquer la Galerie Jean-Marie Périer, installée sur la place centrale dans une maison du XIIIᵉ siècle. Autrefois appelée « Maison de la Photo », elle rend hommage au célèbre photographe des années Yé-Yé. On y découvre près de 185 clichés emblématiques des stars françaises, anglaises et américaines des sixties. Une visite qui séduira autant les passionnés d’histoire que les amateurs de musique et de culture pop ! Le dimanche matin, la place centrale de la bastide accueille un marché de produits locaux qui anime la ville. C'est la place des Conques.
À voir absolument :
- Église Saint-Sépulcre et son cloître
- Les maisons à colombages
- La maison de la photo de Jean Marie Périer
- Fête médiévale le 3ème dimanche de juillet avec spectacles, brocante et repas
- Festival en Bastides, fidèle rendez-vous des amoureux du spectacle vivant 1ère semaine d'août (25 ans en 2025)
- Le marché du dimanche matin
2. Najac – 24 km
Sentinelle de Pierre au-dessus des Gorges de l'Aveyron Najac, c’est l’image même du village médiéval perché, une cité de caractère qui domine la vallée de l’Aveyron du haut de son éperon rocheux. Le cœur de Najac bat autour de sa forteresse royale, construite au XIIIe siècle par Alphonse de Poitiers, chef-d’œuvre militaire aux murs épais de 4 mètres qu'aucune armée n' jamais pu conquérir. Saviez-vous que ses archères, les plus hautes d’Europe (6,80m !), permettaient de tirer à l’arc simultanément sur trois niveaux ? En montant à l’intérieur, on découvre des salles voûtées, des escaliers étroits conçus de telle sorte qu’un assaillant ne peut s’y protéger de son bouclier, le mettant à la merci du défenseur, et surtout, un chemin de ronde vertigineux. De là-haut, la vue est saisissante : les forêts à perte de vue, la vallée qui s’enroule comme un ruban vert et les toits en lauze du village qui semblent miniatures. Spectacle inoubliable !
Mais Najac, ce n’est pas seulement sa forteresse. Ses ruelles pavées serpentent entre les maisons médiévales aux façades à colombages. Certaines sont ornées de balcons en bois ouvragé, d’autres abritent de minuscules jardins suspendus où poussent des plantes aromatiques. Par endroits, on aperçoit un linteau sculpté, des fontaines discrètes ou de vieilles portes cloutées qui rappellent l’ingéniosité des bâtisseurs d’autrefois. Arrêtez-vous place du Barry, où se trouve une magnifique fontaine du XVe siècle, la fontaine des Consuls. Une pièce creusée dans un seul bloc de granit
La grande rue de Najac, une promenade à travers le temps
Impossible de visiter Najac sans emprunter sa rue principale. Longue de près de deux kilomètres, elle traverse le village d’un bout à l’autre. Autrefois, les échoppes et les maisons des artisans s’y succédaient : charretiers, couteliers, argentiers, tonneliers ou encore vignerons animaient la rue, dans une ambiance grouillante d’activité et de commerce. Aujourd’hui, même si l’effervescence médiévale a laissé place à une atmosphère plus paisible, on y retrouve encore quelques artisans d’art qui perpétuent ce savoir-faire ancestral.
À ne pas manquer :
- La forteresse royale, véritable bijou d’architecture militaire
- Une promenade le long des jardins suspendus, qui surplombent l’Aveyron
- Les couchers de soleil inoubliables depuis les hauteurs du village
- Festival en Bastides, rendez-vous des amoureux du spectacle vivant. 1ère semaine d'août
- La fête de la fouace et de la Saint-Barthélemy, chaque troisième week-end d'Août
- Le marché du dimanche matin
3. Sauveterre-de-Rouergue – 30 km
La tradition de la coutellerie, dans une bastide à la géométrie parfaite La tradition de la coutellerie, dans une bastide à la géométrie parfaite À une trentaine de kilomètres de La Bastide-l’Évêque, Sauveterre-de-Rouergue vous accueille avec la perfection géométrique d’une bastide médiévale. Fondée en 1281, elle est l’une des bastides royales les mieux conservées du sud-ouest. Son centre qui est une place carrée bordée d’arcades, impressionnante par son équilibre, est un chef-d’œuvre d’harmonie : régulière, presque parfaite, elle reflète l’esprit rationnel des villes nouvelles du Moyen Âge. Maisons en pierre ou à pans de bois, anciennes échoppes transformées en cafés ou en galeries,pavés usés par des siècles de passage. Mais Sauveterre n’est pas qu’un décor figé : c’est un patrimoine vivant. La tradition de la coutellerie, héritée du Moyen Âge, s’y perpétue encore aujourd’hui.
Incontournables :
- La place centrale aux arcades, parfaite pour un café en terrasse
- Les ateliers de couteliers, d'où l’on peut repartir avec une pièce unique
- Les maisons Renaissance qui racontent la richesse passée de la bastide
- Festival en Bastides, rendez-vous des amoureux du spectacle vivant. 1ère semaine d'août
4. Belcastel – 32 km
Belcastel : renaissance d’un village médiéval Difficile d’imaginer aujourd’hui que Belcastel, l’un des « Plus Beaux Villages de France », n’était il y a cinquante ans qu’un amas de ruines. Ses maisons délabrées, ses calades désertées et son château à l’abandon semblaient condamnés à disparaître. Et pourtant, le village a su renaître grâce à un homme : Fernand Pouillon. En 1973, l’architecte tombe amoureux du site et décide de s’y installer. Commence alors une incroyable aventure : treize années de restauration pour rendre au château-fort son allure médiévale, dans le plus pur respect des traditions. Peu à peu, les habitants suivent son exemple, redonnant vie aux maisons et aux ruelles. Aujourd’hui, Belcastel est un joyau préservé où se conjuguent authenticité et beauté.
Un décor médiéval authentique Arpenter Belcastel, c’est entrer dans une carte postale vivante. Ses maisons en pierre coiffées de toits de lauze, son pont gothique du XVe siècle enjambant l’Aveyron, ses ruelles pavées qui serpentent au pied du château… tout rappelle l’époque médiévale. Le village est petit — à peine 200 habitants — mais chaque recoin respire l’authenticité.
Le château de Belcastel : entre Moyen Âge et art contemporain
Dominant fièrement le village depuis son piton rocheux, le château remonte au XIe siècle. Flanqué de six tours, il impressionne dès l’arrivée. Longtemps laissé à l’abandon, il est aujourd’hui ouvert au public et propose une expérience unique : une collection d’armes médiévales côtoie des expositions d’art contemporain
Patrimoine et légendes
En traversant le vieux pont de pierre, on rejoint l’église du XVe siècle, érigée par la famille de Saunhac, seigneurs du château. À l’intérieur, on peut admirer les blasons familiaux, un tombeau médiéval avec gisant, ainsi que plusieurs statues classées monuments historiques.
Non loin, l’ancienne forge restaurée permet de découvrir les métiers d’autrefois — forgeron, sabotier, pêcheur ou encore sylvistructeur, cet artisan qui travaillait les racines et les branches. À quelques kilomètres, les amateurs de randonnée peuvent rejoindre le Roc d’Anglards, où subsistent les ruines d’un fort du Ve siècle et les fameuses « chaises du seigneur », taillées dans le schiste au XVIe siècle et offrant une vue splendide sur le village.
Aujourd’hui, château, pont et village sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques, et Belcastel s’impose comme un incontournable pour qui veut découvrir l’âme médiévale de l’Aveyron.
À faire absolument :
5. Conques – 59 km
Véritable trésor classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le coeur de ce village, niché dans un vallon, bat autour de l’abbatiale Sainte-Foy, chef-d’œuvre de l’art roman, célèbre dans toute l’Europe, dont le tympan sculpté représente le Jugement dernier. avec une intensité extraordinaire: une centaine de personnages sculptés racontent avec force détails la séparation des élus et des damnés. À l’intérieur, la lumière traverse les vitraux contemporains de Pierre Soulages (artiste originaire de Rodez) baignant la pierre blonde dans une atmosphère de recueillement, offrant un contraste émouvant entre tradition et modernité.
Mais Conques n’est pas seulement un monument. C’est un village vivan, étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, traversé chaque jour par les pèlerins, bâton à la main et coquille accrochée au sac, rappellant que ce village est depuis mille ans un lieu de passage, d’échanges et d’accueil. On y croise des marcheurs venus du monde entier, parfois fatigués mais toujours émerveillés par la beauté du lieu. Cette ambiance cosmopolite et spirituelle donne à Conques une dimension unique.
À voir absolument :
- L’abbatiale Sainte-Foy et son trésor, l’un des plus riches d’Europe médiévale
- Le tympan du Jugement dernier ,chef-d’œuvre sculptural
- Les auberges traditionnelles où déguster le vin de Marcillac
- Expérience unique : en été, la mise en lumière nocturne de l’abbatiale est un moment inoubliable. Les sculptures s’animent sous les jeux d’ombre et de lumière, et l’on se sent transporté mille ans en arrière, à l’époque des premiers pèlerins.
Ce qui rend La Bastide-l’Évêque si unique, c’est sa position au carrefour de quatre départements
- Dans le Tarn : Cordes-sur-Ciel et ses ruelles escarpées, véritable décor de carte postale Albi, cité épiscopale inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 2010. Palais épiscopal d'une rare puissance et imposante cathédrale
- Dans le Lot, Saint-Cirq-Lapopie, accroché à sa falaise, élu village préféré des Français
- Dans le Tarn-et-Garonne : Bruniquel et ses châteaux dominant l’Aveyron
En moins d’une heure, vous pouvez passer des paysages vallonnés de l’Aveyron aux plateaux calcaires du Lot, ou aux collines douces du Tarn-et-Garonne.
Conseils pour profiter pleinement de vos visites
- Prévoir un départ matinal pour profiter de la lumière dorée sur les vieilles pierres
- Varier les expériences : alternez visites culturelles et pauses gourmandes
- Prendre le temps de flâner dans les ruelles, de parler aux habitants, de s’asseoir sur un banc
- Goûter aux spécialités locales
Après l’exploration, le retour au calme
Après une journée riche en découvertes, quel bonheur de revenir au Presbytère, de retrouver la quiétude du jardin, de savourer un dîner en table d’hôtes ou de s’installer sur la terrasse pour contempler les étoiles. Ici, tout est pensé pour que le voyage se poursuive, dans la douceur et le confort.
Parlons de votre séjour !
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